Du cinéma pour oublier tous vos soucis

« I hate cursive and I hate all of you! »

Ce mélange d’absurdité et d’impudence sort de la bouche d’Adam Sandler alias Billy Madison, quand son enseignante lui demande d’écrire au tableau le mot « Rizzuto » en lettres attachées.

Parce que la fin de session approche et parce que les gens autour de moi semblent tendus ces temps-ci, j’ai décidé d’écrire une chronique sur les films de l’intarissable acteur. Mais ma foi, ne vous affolez pas trop vite, je n’ai pas l’intention de pousser quiconque à se taper  le médiocre Click ou encore le très mauvais Jack & Jill. Non. Je tiens quand même à garder une certaine crédibilité de chroniqueuse cinéma, même si j’ai choisi de vous révéler mon amour coupable pour le bon vieux Adam Sandler. Quand je dis le « bon vieux »,  je parle de celui de 1995 à 1998, le Sandler de ma jeunesse.

Enfant, je connaissais par cœur (au grand dam de mes parents) les répliques des personnages loufoques et considérablement vulgaires du comédien. J’ai récemment repensé à l’humour irrévérencieux de l’acteur lors d’une conversation et il n’en fallut pas plus pour me faire revisiter les grands classiques du New Yorkais. Inutile de vous dire à quel point Happy Gilmore a réussi à atténuer mes frustrations de la semaine.

Mon petit cocktail efficace contre toute forme de tension et d’agacement psychologiques :

Billy Madison (1995)

BillyMadisonBilly est un désagréable imbécile impoli désirant sauvegarder l’héritage familial en poursuivant  le travail de son père à la tête de la compagnie familiale. Le hic, c’est que le père du jeune Madison a toujours soudoyé les enseignants afin de s’assurer de la réussite de son fils. Résultat : Billy est bien trop bête pour diriger quoi que ce soit. Le film relate donc l’aventure d’un adulte qui, en 24 semaines, tente de réussir son parcours académique de la maternelle au diplôme d’études secondaires. Le tout se termine sur un délicieux décathlon scolaire où le personnage principal et son ennemi juré, le vice-président de la compagnie, luttent sans merci pour la place de président, suivi d’un dénouement savoureusement absurde comme on n’en voit plus: un mélange de question piège, de fusillade et d’apparition surprise de la part des personnages du film.

Happy Gilmore (1996)

Happy est un loser classique. Incapable de se faire une quelconque place dans le monde du hockey amateur et inapte à garder sa copine. Happy rencontre Chubbs Peterson, un ex-golfeur qui lui inculque les bases du golf. Grâce à son frappé de hockeyeur, il s’immisce dans le circuit de golfeur professionnel. Pour sauver sa grand-mère endettée et sa dignité face à son plus grand rival, un golfeur du nom de Shooter McGavin, Happy tente de remporter le Tour Championship. Un scénario convenu, rehaussé par les invraisemblables arlequinades des personnages. Ben Stiller et Christopher McDonald sont excellents dans leurs rôles de méchants, impossible de résister.

Waterboy (1998)

Sandler joue ici un inadapté social de 31 ans démesurément attaché à sa mère du nom de Bobby Boucher. Devenu porteur d’eau pour l’équipe de football de la South Central Louisiana State University, Bobby défi la volonté de sa génitrice qui maudit le football et fait état de son talent pour ce sport. (La scène où le coach de l’équipe convainc le trentenaire de braver la volonté de sa mère et lui montre son tatou fessier de Roy Orbison est tout simplement exquise.) L’athlète rencontre plusieurs obstacles qui le pousseront à terminer ses études et à découvrir la vérité sur sa mama et le reste de sa famille. Encore une fois, les dernières minutes de l’aventure où tous les personnages du film assistent au mariage de Bobby sont merveilleusement irrationnelles.

Après avoir redécouvert ces classiques, on réalise que des comme ça, il ne s’en fait plus. Il n’y a selon moi aucun équivalent aux comédies des années 90. Ça fait toujours du bien de revisiter les films de notre jeunesse. Même que les versions anglaises m’ont amenée à porter un regard différent sur ces petits joyaux du septième art qui ont bercé mon enfance.

Je vous laisse, je m’en vais m’enliser dans ma nostalgie en regardant Madame Doubtfire.

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