Après moi : L’autre à prendre devant soi, là

Texte de Christian Bégin

Mise en scène de Marie Charlebois

Crédit photo : Pierre Desjardins

Crédit photo : Pierre Desjardins

Tout acte a un sens… ou, du moins, a la possibilité d’en faire un pour chacun. « C’est une pièce sur l’empathie, sur l’abnégation, sur la nécessité de l’altruisme… Sur cet irrépressible besoin que nous avons les uns des autres… C’est : ‘Aimez-vous les uns les autres’ finalement… J’ai rien inventé ».

Les coïncidences n’en sont plus lorsqu’on leur donne une raison d’exister… Et parfois, toutes les raisons sont bonnes, même celles qu’on invente. Elles deviennent destin, fatalité, rencontres heureuses ou malheureuses. Dans un cas comme celui-ci, elles rapprochent la vie de quatre personnages antagonistes, que rien n’auraient pu réunir, sauf le plus pur des hasards. Ils ne se sont jamais (ou pas tous) rencontrés avant cette nuit de tempête, dans un motel de Val-D’or, Abitibi-Témiscamingue. Ils ne s’attendaient certainement pas à ce genre de rencontres, réfugiés dans le dit motel, en cette nuit où-la-route-est-bien-trop-dangereuse-pour-conduire, dans la Vallée-de-l’Or, coin beaucoup trop paisible et désertique du Québec.

Comme des âmes errantes, ils sont un couple, un homme divorcé, un conférencier et une coiffeuse du coin, à se promener, d’un couloir à l’autre, à se croiser, se recroiser. Parfois, ils engagent ou provoquent la conversation, d’autres fois, ils l’évitent et se repoussent. Au final, c’est en y faisant face, tous les quatre ensembles, qu’il y aura vraiment coïncidence, histoire et partage, et que les personnages pourront peut-être en bénéficier, s’ils arrivent à saisir l’instant présent, où chacun y trouve son compte dans le sens qu’il souhaite lui donner. Le hasard a quelque en soi de mystérieux, puisqu’il n’est jamais tout à fait involontairement un « hasard ».

Une histoire un peu tirée par les cheveux, mais qui nous conduit à merveille vers une conclusion poignante. Les comédiens ont livrés une interprétation des plus sincères à un public qui, lui, a pu apprécier les tangentes entre comique et dramatique de la plume de Bégin et les situations cocasses, aux répliques rapides et tranchantes, de la mise en scène de Charlebois. Après moi possède l’effet d’un vaudeville, plus grinçant que cocasse.

Présenté au Théâtre d’Outremont, le jeudi 4 mars

En tournée au Québec du 1ier mars au 18 mai

Une production des Éternels Pigistes

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