Comment gros tu m’aimes ?

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Et bien moi je l’aime déjà gros gros cette artiste de la relève qui a lancé son premier EP Comment gros tu m’aimes ?,  mardi soir au Bar les Pas Sages.

J’avais le coeur lourd ce soir-là, mais ce lancement  je ne voulais le manquer pour rien au monde. C’est que, j’assiste à l’évolution de cette artiste depuis quelques années et cette soirée était la consécration de ses rêves et de tous les efforts qu’elle y a mis depuis des années.

«Je me sens vraiment choyée de voir le fruit de mes efforts récompensé et je suis infiniment reconnaissante. Chaque fois que je gagne un prix ou qu’il y a de l’avancement dans ma carrière,  je remercie «la source»,  «le plus grand que moi». J’aime croire qu’au-delà  du travail qu’on doit concrètement  fournir, la vie se charge de nous indiquer si nous sommes sur le bon chemin. Jusqu’ici, je dirais que la vie est bonne avec moi et qu’à chaque fois je lui promets de donner le meilleur et le plus vrai de moi à mon public. Je fais de la musique par amour du monde, pour que les gens se sentent moins seuls et un peu compris, comme ça a été le cas pour moi avec Dédé, Yann Perreau et Richard Desjardins;  ils m’ont aidé concrètement avec leur musique. »

Tina-Eve n’a pas peur des mots, ni des émotions et elle se  livre sans pudeur et sans artifice. À froid, sans grands préliminaires.  On dit d’elle que c’est une artiste déroutante et authentique, qui ne mâche pas ses mots, qui carbure à l’audace et qui navigue périlleusement entre sagesse et folie ! Une voix tantôt douce et mélancolique, mais parfois si forte et pénétrante, que même si ce n’était pas la première fois pour moi, j’avais des frissons d’émotions.

Avec des inspirations comme Richard Desjardins, Yann Perreau, Dédé Fortin, Patrice Desbiens et Charles Bukowski (et sa maman pour sa force et sa sagesse <3), Tina-Eve surprend avec sa poésie punchée. Ces textes ne sont décidément pas inspirés par des contes de Disney. C’est du vrai, du pur, de l’authentique à grandes bouffées et parfois à grandes claques dans la face.

« J’ai commencé à composer à 14 ans dans ma chambre multicolore et ça a été la première chose dans laquelle j’ai persévéré. Ça m’a demandé beaucoup d’efforts d’apprendre la guitare. J’avais les doigts pleins de corne et vraiment douloureux tellement je pratiquais, mais je ne comptais pas.  J’ai ensuite été au Cégep Lionel-Groulx en théâtre musical pendant 1 an et je finissais toujours par chanter ou composer mes propres chansons au lieu de faire du solfège ou de pratiquer mon ballet (beurk!) . J’ai quitté et je suis allée à l’École nationale de chanson en me disant que ça ne s’apprend pas vraiment écrire des chansons. Robert Léger m’a confirmé le contraire. Marie-Claire Séguin m’a mise en contact avec une réflexion sur l’artiste que je suis et c’est à ce moment là que je me suis vraiment trouvée. Comment gros tu m’aimes?, je l’ai composée dans un cubicule et j’ai tout de suite su que je venais de faire quelque chose de différent qui me ressemblait vraiment. »

1186270_639971022681284_1760090363_nMalgré son jeune âge, Tina-Eve Provost se taille déjà une place de choix dans la relève musicale avec son expérience des planches. À travers les shows dans divers bars et petites salles, Tina-Eve a été finaliste à Dégelis, lauréate à Magog, gagnante du Prix ChantEauFête à St-Ambroise, a tout raflé à Petit-Vallée dans la catégorie parolière et a obtenu la seconde place au concours Chante en français. C’est d’ailleurs, à ce moment qu’elle a fait la rencontre de son gérant Elian Mata juge du concours.

Pour terminer, j’ai demandé à Tina-Eve ce qu’elle voulait que ses fans retiennent d’elle et de sa musique parce que je sais qu’un de ses plus grands rêves est de toucher les gens avec sa musique.

«Je veux que mes fans retiennent qu’ils sont beaux comme ils sont, que je les aime, qu’ils doivent s’aimer aussi parce qu’on est tous imparfaits … C’est pour ça que je suis SI transparente dans mes chansons. Je n’ai vraiment pas peur de montrer mes travers et mes faiblesses tout comme ma force et mon audace. La vie ce devrait être ça, pas une affaire de bien paraître et d’être  politically correct. Le plaisir est dans la vérité, parfois choquante ou troublante mais toujours nourrissante.»

Sans l’ombre d’un doute, c’est une artiste à découvrir. Je me rappelle lui avoir dit qu’elle était une espèce d’hybride entre Linda Lemay, Pierre Lapointe et Diane Dufresne, J’espère que vous aurez autant de plaisir que moi à la découvrir elle, que ses textes.

Pour écouter les extraits des 4 titres ou acheter de son premier EP cliquez ici ! À ce prix là, ça ne vaut pas la peine de s’en passer.

Tina-Ève sur Facebook

www.tina-eve.net 

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Mélanie Galipeau

melaniegalipeau@bouclemagazine.com

@MelanieGali

Un commentaire

  1. Ping : Tina-Ève vers son premier album |

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