Au cinéma ce mois-ci : Henri Henri et Gemma Bovery

En ce mois de novembre déprimant, égayé seulement par les jolies moustaches de Movember, je vous propose deux longs-métrages à aller voir en salles.

Gemma Bovery

Gemma Bovery est le tout dernier film de la réalisatrice française Anne Fontaine.

Martin  (Fabrice Luchini) est boulanger dans un petit village de Normandie et vit une existence routinière en compagnie de sa femme, de son fils adolescent et de son chien. C’est alors que de nouveaux voisins arrivent. Une femme magnifique, Gemma Bovery (Gemma Arterton),  et son époux, Charles  (Jason Flemyng), tous deux Anglais. Tout de suite, Martin est hypnotisé par la beauté époustouflante de Gemma et en restera troublé à chaque fois qu’il se retrouvera en sa présence. Devenant ami avec ces voisins, il remarque, au fil du temps, plusieurs ressemblances entre Gemma et l’héroïne de Flaubert, Madame Bovary, en commençant par la consonance de leurs noms.  Ennuyée par la vie de campagne, Gemma fait la rencontre d’un jeune bellâtre, Hervé ( Niels Schneider), et le prend comme amant. Toutefois, croyant sauver Gemma d’un destin tragique (Madame Bovary est morte empoisonnée à l’arsenic), Martin se met ainsi à comploter toutes sortes de plans pour faire échouer cette relation. Jaloux,  il tente plutôt de détruire une liaison qui lui insupporte.

Crédit photo: www.allocine.fr

Crédit photo: http://www.allocine.fr

Gemma Bovery est un long-métrage inspiré du roman graphique du même nom écrit par Posy Simmonds, lui-même créé à partir du célèbre roman de Flaubert,  Madame Bovary.  Fabrice Luchini, jouant le rôle de Martin,  est bien sûr délicieux, comme dans chacun de ses films. Son personnage caractériel, jaloux et amoureux, est attachant malgré ses défauts et ses élans. Gemma Arterton, interprétant Gemma Bovery, est une femme extrêmement charismatique. Elle se trouve donc tout indiquée pour interpréter cette Anglaise séductrice. J’étais moi-même hypnotisée par cette femme autant que pouvait l’être le personnage de Martin. L’environnement campagnard consiste en un merveilleux décor pour ces histoires amoureuses tordues. Par contre, malgré les personnages intéressants, l’histoire prend des tournants un peu trop farfelus vers la fin du film, en impliquant un trop grand nombre d’hommes autour de Gemma.  Ce film constitue malgré tout un divertissement charmant parfait pour les soirées maussades de novembre.

Crédit photo: www.allocine.fr

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P.S: Si vous aimez Fabrice Luchini, je vous suggère ces plus récents films: Molière à bicyclette, Les femmes du 6e étage, Potiche et Dans la maison.

Henri Henri

Henri  Henri est un jeune homme solitaire et sans famille ayant passé pratiquement toute sa vie à l’intérieur d’un couvent. Vivant parmi les religieuses depuis sa tendre enfance, il s’occupe en entretenant les luminaires et autres appareils d’éclairage du bâtiment et prend son rôle très au sérieux. Lorsque le couvent est vendu, il se retrouve seul et déboussolé. En croyant suivre les enseignements que les soeurs lui ont prodigués, il se retrouve dans une boutique du génie de la lampe où il deviendra employé dans un domaine qu’il connaît bien. Extrêmement timide et peu habitué à la vie sociale, il est souvent perturbé par ses rencontres et ne comprends pas toujours les demandes des gens. Dans le cadre de son emploi, il fait malgré tout connaissance avec M. Binot (Marcel Sabourin), un vieil homme solitaire et acariâtre, ancien «Roi des cornichons», qui deviendra son ami et de Maurice (Michel Perron), son collègue de travail.  Il se prend aussi d’admiration pour Hélène (Sophie Desmarais), une femme à l’apparence lunatique et indépendante,  guichetière  dans un cinéma XXX, qu’il tente maladroitement de séduire.

Henri Henri est un conte féérique à l’ambiance vintage. Le personnage principal, dans sa gêne et son innocence, est adorable et très agréable à suivre. Les autres personnages qui parcourent ce film possèdent aussi des caractères originaux et singuliers qui donnent à ce long-métrage une atmosphère irrésistible. Que ce soit le look suranné d’une époque indéfinie, les couleurs vives ou les péripéties loin des clichés, tous les éléments de ce film le différencient de la plupart des films québécois.  Tous les acteurs , particulièrement  Victor Andrés Trelles Turgeon dans le rôle principal, se fondent à merveille dans leur rôle. Marcel Sabourin,  en vieux grincheux dans sa tour d’ivoire,  est particulièrement rigolo.  Ceux qui ont apprécié les films adaptés des contes de Fred Pellerin aimeront probablement aussi  Henri Henri. C’est le genre de long-métrage tellement mignon qu’il est impossible de ne pas avoir le sourire étampé dans le visage pour plusieurs heures après l’avoir visionné.  Un film à voir pour tous les âges.

Dernière chose, je me répète, mais si vous n’avez pas encore vu Mommy, le dernier film de Xavier Dolan, allez-y vite! C’est un film marquant.

L’image vedette provient du site web http://www.critic.de

Bon cinéma à tous!

Amélie Lacroix Maccabée

amelie.lacroixmaccabee@gmail.com

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